Face à l’adversité, soyons solidaires.

« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

Cette formule, largement citée, reflète parfaitement le mal de notre époque, la sur-communication et le populisme électoraliste.

Qu’ils soient de gauche ou de droite, les promesses de campagnes et les engagement moraux passés avec les populations deviennent pour la plupart des chimères et des sources de frustration.

Nous le voyons en ce moment, l’homme normal qui s’est engagé a conduire une politique sociale humaniste à la tête de l’état, se trouve dans une impasse engendrée par la réalité de la situation, héritage d’une gestion catastrophique des comptes et dépenses de l’état depuis les années 80 (pour rappel, la dette de la France est de l’ordre de 1 800 milliards d’€ au bas mot …).

A chaque alternance, les pouvoirs intronisés feignent de « découvrir » l’ampleur de la situation et avertissent qu’ils ne pourront réaliser les réformes et projets dans les temps et dispositifs prévus, en raison soit-disant d’un état des lieux calamiteux ….

Ainsi, d’années en années, de générations en générations, une régulière et maintenant importante désaffection des citoyens vers la politique affecte les scrutins, celle-ci étant associée pour beaucoup à la foire aux couillons, à la fête à neuneu.

Quoi qu’il en soit, les politiques menées depuis 50 ans ont conduit à un cloisonnement de la société qui se manifeste concrètement soit par l’individualisme, soit par le communautarisme, avec pour conséquence de figer l’action collective et d’observer autrui avec suspicion. Pendant ce temps, ceux qui détiennent le vrai pouvoir, à savoir les financiers et grandes multinationales, continuent de tirer les ficelles en mettant tous les états et citoyens en situation de dépendance ou de précarité afin de mieux en disposer.

Nous devons sortir de cette logique qui repose exclusivement sur l’argent. Qu’est ce qu’un billet sinon qu’un bout de papier auquel nous donnons une valeur démesurée. Nous lui donnons tellement d’importance que nous en oublions l’essentiel: l’autre, l’alter ego, l’autre moi-même. Nous sommes tous des moi-même, des toi-même, des nous-même.

Ainsi, au fil des alternances, nous sommes obligés de faire l’amère constat suivant: qu’ils soient d’un bord ou d’un autre, nos décideurs politiques ne sont pas fiables. L’étape suivante, après celle de la désaffection pour les élections, pourrait devenir la radicalisation de la contestation avec, par exemple, des émeutes et mouvements sociaux violents, des scènes de pillages comme l’ont en voit en marge de certaines manifestations. Une partie de la population (en France et à l’étranger) ne trouve plus sa place dans la société. Notre modèle économique bâtit sur la production et la consommation de masse a atteint ses limites depuis les années 90, sans qu’aucun des décideurs n’ai osé le dire clairement et franchement. Qui a osé dire un jour que le monde occidental avait mangé son « pain blanc » ? Qui a osé dire qu’après avoir influencé et inondé les « pays sous-développés » (pays émergeant maintenant) ceux-ci accèdent (enfin) au développement et nous arrosent de leurs productions, en quête eux aussi d’une qualité de vie meilleure ! Quel manque de clairvoyance de la part de nos élites, ou plutôt quel cynisme  de leur part car je ne peux croire qu’ils ignoraient tout cela.

La finance tient le monde par les cou…es et nous sommes tous en situation de précarité ou en passe de l’être. Des pions sur un échiquier qui n’ont qu’un droit:  payer pour les erreurs  commises intentionnellement ou non par les différents pouvoirs qui se sont succédés.

Il ne faut pas succomber à la fatalité, car en fait de fatalité cela ressemble d’avantage a un plan échafaudé de longue date par les puissants de se monde afin de s’assurer une « mainmise » sur les populations afin de mieux en disposer.

Au regard des maux de notre planète (thème qui m’est particulièrement cher) et pour coller à l’actualité, quels enseignement ont tiré les puissants suite à la catastrophe de Fukushima ? Après avoir tenté de cacher, minimiser la réalité de l’accident nucléaire (qui est une véritable tragédie environnementale) tous les pays et la France en tête persévèrent dans cette voie en arguant que cela ne pourrait pas se produire chez nous ….. De même, la déforestation massive en Amazonie et Afrique équatoriale engendre des changements climatiques irréversibles sans que l’on s’en émeuve. Notre air est saturé de particules et substances toxiques (automobiles, aviation, industries en tous genres, …) mais plutôt que d’investir dans des transports en commun de masse et dans des activités industrielles dites de développement durables, les dirigeants demandent au peuple de « faire des efforts ». Nous pourrions lister une infinité d’exemples ou le pouvoir renonce face aux lobbies.

Que faut-il penser mais surtout que faut-il faire face à cette situation qui ne va pas aller en s’arrangeant ? Nous, peuple du bas, devons prendre le pouvoir par la conjugaison de nos espoirs à créer un monde meilleur, ou les êtres seront égaux pour de vrai. Que reste-t-il de la déclaration des droits de l’Homme dont le premier article dit  » Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » ? Sortons du cadre dans lequel nous sommes formatés, cadre créé de toute pièces par le système, digne héritier d’un féodalisme contre lequel nos ancêtres se sont battus en 1789, avec à la clé un droit à vivre dans la dignité.

Ce renouveau verra le jour lorsque nous aurons conscience qu’il suffit de le vouloir réellement et que nous désignions de leaders désintéressés  dont le seul objectif sera de rompre avec la finance. Rappelons que notre endettement abyssale n’a pu arriver à ce niveau qu’avec le consentement des banques et que de ce fait elles en supporte l’entière responsabilité.

Hélas, il ne faut pas s’attendre a ce que l’actuel système facilite cette rupture, les puissants ont trop a perdre et les modestes trop à gagner. Mais si nous faisons nos comptes, combien sommes nous ? Une immense majorité !!!!! Regardons ce qui se passe en Grèce, en Espagne, en Italie et dans beaucoup d’autres pays. Le petit peuple paye pour les erreurs de ceux qui se sont engraissés durant des décennies. Ces nantis ont-ils rendu l’argent qu’ils ont facilement gagné sur le dos de leurs concitoyens ?

Je vous le dis, nous ne pouvons compter que sur nous même, prenons le pouvoir, d’une manière ou d’une autre, tant que nous en avons la force et tant que les milices privées, à la solde des riches (comme en Syrie) n’étouffent pas les mouvements issus de la rue.

Lors de prochaines élections de 2014 (municipales, régionales et cantonales) vous aurez la possibilité de voter pour des candidats « hors systèmes » (Écologistes, Front de gauche, NPA,…) dont les idéaux sont humanistes et dépourvus de « rentabilité ». Cette échéance est proche, aussi, saisissons cette opportunité pour instaurer les conditions du changement, le vrai (et non celui de Mr Normal).

Je serai au rendez-vous.

Humainement vôtre.

Christian Péla

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